Kretz Real Estate a confié son développement à La Réunion à un professionnel installé localement, un mode d’implantation qui place la gouvernance du réseau au cœur de son expansion dans l’océan Indien. Après l’ouverture récente de son flagship à l’Île Maurice, le réseau étend son activité à La Réunion, où l’opération sera pilotée par Thomas Laurent, entrepreneur réunionnais et professionnel de l’immobilier.
Le choix d’un dirigeant local n’est pas anodin dans un marché aussi réglementé que celui de l’immobilier français. La Réunion associe un cadre administratif et juridique français à des paysages littoraux, tropicaux et volcaniques, ce qui signifie que toute transaction relève des règles applicables sur le territoire national. Le site des « Pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion » est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2010, un statut qui s’ajoute aux contraintes d’urbanisme et de constructibilité pesant sur certains secteurs. Le brief précise toutefois que les aspects fiscaux et patrimoniaux d’un achat restent à examiner selon la situation de chaque acquéreur et l’usage prévu du logement, une réserve qui souligne la complexité du cadre applicable.
Thomas Laurent, installé sur l’île depuis plus de vingt ans et actif dans l’immobilier depuis plus de dix ans, accompagnera les propriétaires vendeurs et les acquéreurs en lien avec les équipes du réseau. « Depuis plus de vingt ans, je mesure chaque jour la richesse et la diversité de La Réunion. L’île offre des biens rares, mais aussi une manière de vivre qui ne ressemble à aucune autre. Rejoindre Kretz Real Estate permet de valoriser cette identité locale auprès d’une clientèle qui recherche à la fois l’émotion, l’exigence et la sécurité d’un accompagnement professionnel », conclut-il.
Du côté de la direction, l’implantation est présentée comme un prolongement naturel du déploiement de Kretz à Maurice et en Belgique. « La Réunion réunit tout ce que nous recherchons dans une implantation : un territoire singulier, un patrimoine naturel exceptionnel et une vraie qualité de vie. Avec Thomas Laurent, nous voulons proposer une approche de l’immobilier de luxe qui reste locale dans son incarnation et internationale dans son rayonnement », souligne Alexandre Bruneau, directeur général de Kretz Real Estate.
Sur le plan du marché, l’activité se développe sur le segment du haut de gamme, avec un budget moyen qui tourne, selon Kretz Real Estate, autour d’un million d’euros. Villas proches du lagon, maisons créoles ou appartements avec vue sur l’océan composent l’offre visée. Les propriétés en première ligne, avec accès direct à la plage, vue mer ou proximité immédiate du lagon, atteignent parfois environ 2 millions d’euros. Ces biens restent toutefois très rares : sur l’ensemble de la côte ouest, seules quelques propriétés de ce type sont proposées à la vente.
Cette rareté s’explique en partie par des facteurs relevant directement de la politique d’aménagement. Le prix au mètre carré varie selon la commune, le quartier, la vue, le calme et les contraintes urbanistiques qui limitent la constructibilité dans certains secteurs. Autrement dit, les décisions prises par les collectivités en matière d’urbanisme façonnent aussi l’offre de prestige. Pour un acquéreur comme pour un vendeur, la localisation précise du bien compte autant que sa catégorie : une villa avec vue sur l’océan et une propriété donnant directement sur la plage ne présentent pas les mêmes caractéristiques. Cette place accordée à l’emplacement rejoint les observations présentées dans le décryptage du site sur les biens rares dans l’immobilier de prestige, accessible notamment via https://www.mysweetimmo.com/2026/10/31/immobilier-kretz-real-estate-simplante-a-la-reunion/.
Géographiquement, la côte ouest concentre les recherches, notamment autour de Saint-Gilles-les-Bains, de L’Hermitage, de La Saline-les-Bains, des Trois-Bassins et de Saint-Leu, grâce à son climat, ses plages et son lagon. Les acquéreurs y recherchent principalement des villas et maisons d’architecte, des propriétés créoles, ainsi que des appartements haut de gamme avec extérieur et vue mer. À l’est, les paysages plus verts, les cascades et l’environnement tropical attirent une clientèle en quête de nature et d’authenticité, et le réseau souhaite aussi proposer des biens dans les secteurs montagneux préservés.
Les projets sont portés principalement par des Réunionnais, des résidents de métropole, ainsi que des acquéreurs britanniques, allemands et suisses. Ils concernent aussi bien une résidence principale qu’une résidence secondaire ou un investissement locatif saisonnier. Cette diversité des origines des acquéreurs fait partie des tendances abordées dans l’article du site sur les demandes françaises et internationales dans l’immobilier de luxe. Reste à savoir comment ce cadre réglementaire français, avec ses contraintes urbanistiques et ses exigences fiscales, encadrera la poursuite de cette expansion dans l’océan Indien.